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Quel placo pour une salle de bain ?

Mis à jour le 12 octobre 2026

En bref

Dans une salle de bains de logement, tous les murs et cloisons en plaques de plâtre doivent être réalisés en plaques hydrofugées de type H1, reconnaissables à leur couleur verte. Cette plaque ne suffit pas seule : sous la faïence des zones exposées, une protection à l’eau et des joints soignés restent indispensables.

Comment les pièces humides sont-elles classées ?

Les professionnels s’appuient sur un classement des locaux selon leur exposition à l’humidité, publié par le CSTB (cahier n° 3567). Il distingue notamment :

  • EA, les locaux secs : chambres, séjour, couloirs ;
  • EB, les locaux moyennement humides : cuisine, toilettes, cellier chauffé ;
  • EB+ privatif, les salles de bains et salles d’eau des logements, où l’eau est projetée de temps en temps sur au moins une paroi ;
  • EB+ collectif, les douches et sanitaires à usage collectif ;
  • les locaux très humides, comme les douches de stade ou les piscines.

Faut-il du placo hydrofuge dans toute la salle de bain ?

Oui pour les parois verticales. Dans une salle de bains classée EB+ privatif, la Fédération française du bâtiment rappelle que le plâtrier doit réaliser tous les parements des ouvrages verticaux en plaques hydrofugées de type H1, certifiées et de couleur verte. La règle concerne toute la pièce, pas seulement le pan de mur derrière la douche ou la baignoire : la vapeur et les éclaboussures ne s’arrêtent pas à la paroi de douche.

En pied de cloison, un traitement spécifique est prévu : une mousse imprégnée entre le rail et le sol s’il n’y a pas de chape, ou un film polyéthylène relevé sur la plaque si une chape est coulée ensuite.

Le placo hydrofuge suffit-il sous une douche ?

Non. Une plaque H1 résiste mieux à l’humidité, mais elle n’est pas étanche. Les fiches de l’Agence Qualité Construction sont claires : carrelage, colle et joints ne garantissent pas à eux seuls l’étanchéité, et un système de protection à l’eau sous carrelage (SPEC) doit être prévu sur les supports sensibles exposés aux projections. Pour une douche à l’italienne, avec un siphon au sol, il faut en plus une véritable étanchéité du sol.

La même fiche déconseille formellement les plaques non hydrofugées et les carreaux de plâtre standards dans un coin douche. Les joints entre le receveur ou la baignoire et le mur doivent être réalisés au mastic, en double joint : un joint d’étanchéité par le plombier, un joint de finition par le carreleur.

Quel placo pour le plafond de la salle de bain ?

La règle citée plus haut vise les parois verticales. Au plafond, le risque principal n’est pas la projection d’eau mais la condensation : la vapeur monte et se dépose sur la surface la plus froide. Une plaque hydrofugée y est un choix prudent, mais c’est surtout la ventilation qui protège le plafond, comme le rappelle aussi l’Agence Qualité Construction pour les pièces humides. Une bouche d’extraction en état de marche et des entrées d’air dégagées évitent les auréoles et les moisissures, quel que soit le type de plaque.

C’est aussi pourquoi un faux plafond de salle de bains sous des combles doit être isolé correctement : un plafond froid fait condenser davantage. Dans les immeubles anciens, où la salle de bains n’a parfois pas de fenêtre, vérifiez que l’extraction fonctionne réellement : une simple feuille de papier doit être attirée par la bouche quand la ventilation tourne.

Et pour les WC ou la cuisine ?

Les toilettes et la cuisine sont classées EB, moyennement humides. Le choix de la plaque y dépend des règles du NF DTU 25.41 et de l’exposition réelle à l’eau : un lave-mains, un évier ou un mur derrière un WC suspendu reçoivent des éclaboussures. Derrière un WC suspendu, la question est aussi mécanique : le bâti-support doit être fixé selon les instructions de son fabricant, la cloison ne servant que de parement.

Quels points vérifier sur un devis de salle de bains ?

Une salle de bains réussie demande une bonne coordination entre le plaquiste, le plombier et le carreleur. Sur les devis, vérifiez que sont mentionnés : le type de plaque (H1) pour toutes les parois verticales, le traitement en pied de cloison, la protection à l’eau sous carrelage ou l’étanchéité du sol selon le type de douche, et les joints au mastic autour des appareils sanitaires.

Dans les appartements anciens de Lyon, où l’on crée souvent une salle d’eau dans une ancienne chambre ou un placard, ce soin évite les infiltrations vers le voisin du dessous, un litige fréquent en copropriété.

Sources

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